Accident sur la route de l'aéoport


Plusieurs personnes sont mortes dans un accident de circulation survenu sur la route de l'aéroport, ce mercredi 21 novembre 2018.


PÉTROCARIBE: LA NATION DEMANDE DES COMPTES.


En 1989, Alain TURNIER, Ministre des Finances du Président Leslie MANIGAT, publie son livre: «Quand la Nation demande des comptes». Ce livre a été l’objet de nombreux commentaires. C’était une prophétie. On espérait, un jour, voir cette prophétie se réaliser. Aujourd'hui, l'heure a sonné. La population haïtienne, dans toutes ses composantes, exige une reddition de compte. Elle en assez de l’arrogance et de la moquerie des petits jouisseurs du pouvoir (Pétrojouisseurs). Pour CE CRIME CONTRE LE DÉVELOPPEMENT, le peuple entend leur rendre la monnaie de leurs pièces en forçant l’État à les traduire par-devant les Tribunaux. Pour eux, nous revendiquons la guillotine. Jean Jacques ROUSSEAU disait: «On a le droit de faire mourir, même pour l’exemple, que celui qu’on ne peut conserver sans danger».
On répète, souvent, qu’Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. Ce manteau, nous le portons contre notre gré. Sincèrement, nous souffrons dans notre âme quand nous traite à l’étranger de «PAYS MENDIANT ET DE MERDE». Un pays aussi pauvre que le nôtre ne peut pas se permettre ce luxe de ne pas donner aux dilapidateurs le châtiment qu'ils méritent. En ce sens, nous soutenons toutes les initiatives citoyennes visant à allumer la flamme de la mobilisation. Nous suggérons la tenue des conferences dans les écoles et dans tous les lieux publics de façon à permettre aux jeunes de mesurer l’ampleur du crime commis. Toute leur vie durant, ils auront à porter le fardeau de PETROCARIBE. Nous avons aussi entendu, en maintes occasions, le Président Jovenel MOÏSE. Nous prenons acte de ses déclarations. Nous souhaitons tout uniment qu’il soit sincère. Le mauvais vent qui souffle sur le pays peut tout balayer. Nous gardons en mémoire les événements des 6 & 7 juillet dernier. Ce malaise sociétal effraie les investisseurs. Personne n’a intérêt à voir le peuple haïtien emprunter la voie du chaos pour se donner justice.
Contrairement à l’opinion publique, la régularité des contrats conclus ne signifie pas pour autant que les fonds ont été bien utilisés. En d’autres termes, il faut expertiser les projets réalisés pour déterminer leur valeur réelle.
Certains politiciens sceptiques pensent qu’ils assistent à la projection d’un film (MIDI-MINUIT) au Ciné CAPITOL. Le peuple se calmera. Ils se trompent. La frustration étant à son comble, des mesures cosmétiques ne sauraient en rien apaiser sa colère et l’autisme sur ce dossier est à éviter. Monsieur le Président, nous attendons un signal fort. Nous reconnaissons la faiblesse de nos institutions. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi si l'on fait appel à une firme internationale pour l’audit. Nous vivons dans la crasse. La politique ne doit pas être la voie royale qui conduit à la richesse. Celle-ci est un crime quand elle s’obtient par l’exploitation de la misère d’un peuple. Pour faire de la politique, il faut caresser un grand rêve.
Combien de villas et de maisons luxueuses ont   été achetées en Floride et en République Dominicaine avec l'argent de Petrocaribe ? Nous pensons que, désormais, le législateur va se pencher sur ce problème. Nous attendons l'élaboration d'une loi interdisant à un haut fonctionnaire d'avoir des comptes bancaires à l'étranger. Ces mesures neuves nous épargneront bien des problèmes.
En guise de conclusion, nous voulons un procès équitable. Pas de vengeance! Toutes les personnes impliquées dans ce CRIME CONTRE LE DÉVELOPPEMENT, à quelque niveau qu'elles appartiennent, doivent répondre de leurs actes. On intègre l'appareil d'État pour servir et non pour s'en servir. Pour commencer, l'État devrait prendre des mesures conservatoires en mettant sous scellés les biens de tous ceux-là dénoncés par la clameur publique en attendant le verdict des Tribunaux. Cette situation exceptionnelle nécessite des mesures exceptionnelles. Il faut redonner confiance aux citoyens. AYITI CHÉRIE mérite mieux.

#KoteKòbPetwoKaribeA?
#PetroCaribeChallenge.

© Ce texte ne peut pas être reproduit dans un livre ou ailleurs à des fins lucratives ou de propagande sans la permission écrite de son auteur.

10 rezon ki pou fè'w patisipe nan kanaval SEN MAK



1°) Sen Mak se yon bèl vil ki pote non site Nissage Saget, ki antoure ak mòn, e ki gen bèl sit touristik, tankou laviji, fò dyaman, e gen yon gwòt ki rele La Voute nan ot SenMak ke'w k al vizite.

2°) Vil ki toujou prè pou resevwa moun, ki soti nan 4 kwen peyi a, Vil kote w'ap jwenn moun akeyi'w ak 2 bra ouvè.

3°) Depi nan antre vil la, w'ap jwenn bèl plaj tankou moulin sur mer (beach et hotel), Royal Decameron (beach et hotel) , Le Xaragua (beach et hotel)

4°) Anndan vil SenMak w'ap jwenn Amaniy beach, Grosse Roche beach, Li damou, Casuarina Bungalows Beach.

5°) Nan vil Sen Mak w'ap jwenn anpil bèl Hotel tankou Jeffel Hotel, La Coline Hotel, Le Gou'T Hotel, Crystal Hotel, Feeling Hotel,  Exell Hotel e latriye ...

6°) Anpil gwo restoran ak Club e disco tankou kay Foun, Vill'Anne Marie, Taïno, Stop Ma, Bonjan Resto, Club 2000, La Brise swing Club, Le Pic'Vert night Club, Vision 9...

7°) Wap alèz nan tout aktivite yo, w'ap pran plezi'w de je fèmen, paske gen anpil sekirite, e moun respekte moun e yo santi bon

8°) Nan moman kanaval la w'ap retwouve'w nan anbyans yo, anpil koulè, anpil bèl moun  nan bann a pye yo nan dj yo.

9°) Anpil bèl bann tankou Bon Bredjenn, Fann Beton, Tou Wouj, Jah Rara, Zotobre, Difisil, Mawozo, anpil gwo Dj k'ap baw plezi san kanpe, T' sound, dj kabwa, Dj Family ...e la triye.

10°)  Se ou men'm k'ap vin ede nou fè kanaval la pi bèl, pou'w k retounen lòt ane avèk fanmi'w, zanmi'w, vwazen'w...Ansanm, yon lòt Sen Mak posib. Mèsi
           www.hit27promo.com
*Nou gen yon rezon pou sa!!!*
( Nhoj Retep Tegas)

Ansanm ann chanje SENMAK

*Ansanm ann chanje SENMAK*



Ce vendredi 9 février 2018, la cité de Nissage Saget accueille son traditionnel carnaval sous le thème *"Ansanm an n Chanje SENMAK".* La motivation de l'équipe organisatrice nous laisse sans voix du point de vue de la planification cette année. Notamment ils ont compris qu'ensemble un tas de choses peuvent se réaliser.  Les dimanches pré-carnavalesques ensoleillés par les couleurs et les animations des bandes à pied et les chars musicaux en disent déjà trop. Au niveau sécuritaire c'est du top. Deux voitures de polices par bandes à pied. Les spécialistes du décor donnent le meilleur d'eux pour une réalisation à nulle autre pareille spécialement l'équipe hit27promo a pu visiter les locaux de certains pour un petit avant goût. Ce n'est pas dans mes habitudes mais cette fois qui que vous soyez, je vous invite à venir  découvrir en une journée la beauté de note ville chérie.

*#HIT27PROMO*
*Charles Dudley*

Réforme orthographique : 2400 mots changent dès la rentrée scolaire, et adieu l’accent circonflexe


Elle change, notre belle langue française… Et dès la rentrée prochaine, on aura officiellement de nouvelles façons d’écrire certains mots. Ils sont 2400, en tout.

Qu’est-ce qui va changer ?

On perd beaucoup d’accents circonflexes, de traits d’union, et tous ces mots sont simplifiés.

Pourquoi ?

Parce que la langue évolue tout le temps. Rassurez-vous : cette réforme existe depuis 1990 et vient juste d’être appliquée aux manuels scolaires. Ça ne devrait pas bouger tout de suite.
  • « Oignon » devient « ognon »
  • « Week-end » devient « weekend »
  • « Chauve-souris » devient « chauvesouris »
  • « Nénuphar » devient « nénufar »
  • « S’entraîner » devient « s’entrainer »
  • « Maîtresse » devient « maitresse »
  • « Coût » devient « cout »
  • « Paraître » devient « paraitre »
  • « Week-end » devient « weekend »
  • « Mille-pattes » devient « millepattes »
  • « Porte-monnaie » devient « portemonnaie »
  • « Des après-midi » devient « des après-midis »

Le savais-tu?


A l’instar des grandes villes Américaines comme New-York City dénommée ‘’ Big Apple ‘’, la ville de New-Jersey appelée ‘’ Orange City ‘’, la ville de Saint Marc d’Haïti porte le titre ‘’ La Cité du Lion ‘’ elle a pour devise :  ‘’ Qui s’y frotte, s’y pique ‘’
De ce fait, d’après nos recherches, Saint Marc est la seule ville d’Haïti possédant un surnom et une devise.
Etendue sur 545 km, à 95 km de Port-au-Prince et à 50 Km de la ville des Gonaïves, à 5 Km de la cote des ARcadins, la Cité de Nissage Saget ne devrait avoir rien à envier à l’ile de Manhattan aux USA. Bordée par la mer, Saint Marc n’est autre que le prolongement de la région intitulée : Cote des Arcadins. Sur toute sa longueur, la ville de Saint Marc n’offre que des plages aux sables blancs et fins. La véritable vocation de cette région devrait être hôtelière et agricole. Nous donnerons les détails plus loin.
Fondée le 25 avril 1695, de la période indienne, la ville en conserve le sens du plaisir et de la jouissance de la vie. En effet, Saint Marc était une ville propre, plus hospitalière que la ville du Cap, ville libérale et libérée où les gens ne dormaient pas.
Signalons que trois villes d’Haïti répondaient à ce critère de vie nocturne : Port-au-Prince (Portail Saint Joseph au Portail Léogane en passant par le long Boulevard Jean Jacques Dessalines pour arriver à Carrefour bastion des bambocheurs, Miragoane qui a perdu sa fierté d’antan et Saint Marc. (le local de Père Yoyo est connu de plusieurs générations.
 Pour le critère de propreté quatre villes imprégnaient les esprits, touchaient le regard vif du touriste : Cap-Haitien surplantait toujours la Capitale, la seconde ville était Saint Marc, dans ces deux premières villes, on ne pouvait ni jeter un papier de dragées dans les rues, un mégot de cigarette, voire cracher ou uriner sur la voie publique. Et c’était un plaisir pour les gens de ces régions d’aider un étranger en difficulté. La troisième ville répondant à cette norme : Jacmel, calme, propre, mais aussi ville prétentieuse qui revendique l’honneur d’être la première ville électrifiée d’Haïti. Enfin, Port-au-Prince, ville où résident ceux qui dirigent la République.
La commune de Saint Marc est la région d’Haïti la mieux arrosée, elle est traversée par de nombreux cours d’eau : La Grande Rivière de Saint Marc, la Petite Rivière de Saint Marc, les rivières Lanzac et Abricot situées dans la section de Délugé, il faut ajouter la rivière de Frecynau et le fleuve Artibonite, la rivière Veuve et la rivière Gobé.
Si les responsables du pays voulaient développer l’agriculture, ils devraient valoriser ces potentialités qui n’exigent pas un trop grand cout. D’ailleurs, la ville de Saint Marc est reconnue sur le plan national et international comme la meilleure fabricante de ‘’ maïs moulu ‘’. Ce produit est demandé par les Chinois et vendu à Brooklyn, à Manhattan et à Washington D.C.
La ville de Saint Marc ne se mêlait pas de politique et y régnait une fraternité légendaire, une hospitalité débordante, tout le monde aidait tout le monde. C’était l’une des villes où la solidarité prenait la première place à côté du plaisir.
Que la ville de Saint Marc reprenne sa splendeur d’antan, retrouve sa voie agricole et s’ouvre au tourisme car ses plages possèdent les mêmes caractéristiques que la cote des Arcadins.

Le chanteur Manno Charlemagne est mort

Manno Charlemagne a rendu l’âme ce dimanche aux Etats-Unis. Un cancer du poumon a eu raison de celui qui chantait « Banm yon ti limyè ».

Aussi chanteur qu’écrivain ou compositeur folk, Manno Charlemagne naquit en 1948, dans la ville de Carrefour. Son engagement pour la justice sociale lui valut des inimitiés dans les rangs de la dictature. Cible d'attaques et de tentatives d'assassinat, il fut forcé à prendre l'exil aux États-Unis sous Jean Claude Duvalier.

Après sa mort, les réactions pleuvent. Pour le chef de l’Etat Jovenel Moise, « le départ pour l’Orient éternel du chanteur engagé Manno Charlemagne constitue une grande perte pour le pays et pour le secteur culturel en particulier». M. Moise adresse ses « sympathies à la famille et aux proches de ce patriote qui aimait son pays avec passion. Haïti lui est reconnaissante. ».

Le départ pour l’Orient éternel du chanteur engagé Manno Charlemagne constitue une grande perte pour le pays et pour le secteur culturel en particulier. Mes sympathies à la famille et aux proches de ce patriote qui aimait son pays avec passion. Haïti lui est reconnaissante.








G.P.S.K Album Revelasyon Rap Kreyòl


G.P.S.K youn nan pi gwo gwo album ke Rap Kreyol pa janm konnen. Se te yon 17 Nob 2007 konsa, pi Gwo Album Hip Hop Ayisyen te wè jou. Anpil bagay chanje depi 10 zan sa, sitou Pèsepsyon sosyete ayisyèn lan de mizik Rap, ak gran chanjman nan vi Atis sila yo ki t brave danje, fè sakrifis pou bay nesans a kokennchenn Zèv Atistik sa...



Sou dizan sa nap profité salye memwa 3 jeneral yo pou sakrifis yo e devouman yo pou mouvman an. RIP K-tafal, Dade & Dejavu.

BÒN FÈT G.P.S.K!
Barikad Crew 4 life!

ADN


Si w fon kout je nan tout literati 19e syèk la w ap konstate de bagay kay anpil moun k ap reflechi sou Ayiti. Toudabò w ap wè ak moun yo ap pale a , li pa Ayiti. Yon lòt bò, w ap wè yo gen yon sousi esplike ansyen mèt yo kijan pèp ayisyen an ap fè jefò sou chimen pwogrè a men se tradisyon afrik yo ki anpeche l vanse pi byen. (Laenec Hurbon, Le Barbare imaginaire.) Entèlektyèl sa yo gen bon entansyon wi lè yo vle pou peyi a vanse men yo pran move chimen an. Nan lane 30 yo, yon lòt entèlektyèl, Jean-Price Mars, retounen sou chimen premye yo te pran an. Li poze kòm lide si pèp ayisyen pa ka vanse sou chimen pwogrè a se paske elit yo (entèlektyèl sitou) pa fè travay li. Li estime elit yo dekonekte ak mas yo lè yo deside neglije relijyon ak tradisyon mas yo. Li pwopoze pou elit yo rekonsidere pozisyon yo. Konsa n tonbe nan yon valorizasyon fòlklò ak kilti peyi n je fèmen. Li pran divès fòm ak divès koulè. Sòti nan Léon Laleau, tonbe nan Jacques Roumain, pase pran Jacques S. Alexis jouk nou tonbe nan Griots yo ak François Duvalier nou jwenn menm volonte a. Nou pap bliye kisa Duvalier fè ak koze koulè a mete ansanm ak enstrimantalizasyon li fè ak Vodou. Konsta sa fè n poze kòm lide se sa ki fè yon Fakilte tankou Etnoloji pa janm rate okazyon pou l valorize kilti ak fòlklò peyi a nan menen etidyan yo nan lakou ak gwòt pasipala. Nou ka imajine kijan Blot te pran men Gourgue pou l al menen l lakou souvnans. Jounen jodi a Blot pa gen souvnans bagay sa yo. Men se pa enterè n pou refleksyon sa. Nou pito pral pale sou yon lòt etidyan Fakilte Etnoloji ki nan yon lòt domèn ki se Rap: 35 Zile.

Nou p ap pèdi tan prezante Mc a paske sa fèt anpil fwa deja men pito nou vle sitiye l parapò ak de deklarasyon ki fèt nan jou ki sot pase yo. Kisa k pase ?
Yon atis sòti yon mizik ak tout videyo ki rele " M pral nan peyi m pou yo". Anpil tan pa pase pou mizik sa kenbe atansyon moun ki konen men tou ki pa konen anyen nan rap. Se yon bagay yo pat janm wè fòk yo pale sou li. Yon editoryalis an chèf deklare ak twonpèt epi senbal " Vodou a fè yon bèl rantre nan Rap!", yon lòt bò yon jèn entèlektyèl -jounalis rale bwat fransè li pou l di grenn mizik sa "marque une rupture chronologique et idéologique " nan karyè rapè a. Nou pap di tou de mesye yo di se premye fwa sa fèt men nou pa fouti di nou pa wè "vocation de l'élite la " nan konpòtman nèg yo. Jean-Price Mars mouri viv Jean-Price Mars!
Nou pap mize twòp sou zafè bèl rantre vodou nan rap la paske anpil moun ki ap suiv rap depi nan tan benbo demanti mouche a kou chen epi yo voye l al lave l. Men nou pa ka fèmen je n nèt sou zafè "rupture chronologique et idéologique " la.

N ap tante montre limit koze sa metodolojikman epi teyorikman. Nou pap manyen lòt mizik la men n espere moun k ap li refleksyon sa dekouvri poukont yo jès nou fè apati travay 35 yo. Men n ap klè ak tout moun, se sou pwèl n ap manyen kesyon an paske ti bat bouch nan prese sa pap penmèt nou layite tout koze sa.
Pou n di kisa "rupture " ye nan ka sa n ap itilize memwa n pou n sonje kijan filozòf Fransè Michel Foucault wè koze sa. Nan liv li "archéologie du savoir" li chita yon maryaj "rupture et (dis)continuité" youn pa mache san lòt. Li di konsa : " Si w kanpe deyò epi w ap gade gran ansanm yo (Medsin, Antwopolji, Matematik) ou ka gen tantasyon pou w di yo rete jan yo te tanmen an. Men si w fè yon travay akeyolojik sou yo, sa vle di si w grate anba yo, w ap konstate kijan nan tan ak espas yo sibi modifikasyon, dekoupaj, koupe fache " elatriye. Sa vle di, konsidere disiplin yo kòm yon sèl k ap reziste anba kout raso tan ak espas la se yon erè ki ka fèmen je w sou dinamik ki gen andan disiplin yo menm. Nou pa pretann nou byen di tout men sa ka yon lide pou n vanse.
Nan sans sa kilè e apati ki metòd pou n wè si gen koupe fache, kanmpo ak pran lyann tankou joumou (alèkile se konsa n seye defini rupture, continuité et discontinuité) ? Se nan grate anba vant sèlman tankou jan poul grate tè pou l jwenn grenn mayi. Se travay akeyològ la sa. Sa vle di gade avèk swen sa k ap di nan/sou epi avèk disiplin nan. Sou baz sa nou ka poze lide kanpo ak pran tann nan pou 35 Zile. Karyè Mc a lwen pou l fini men li gen ase materyo (albòm, entèvyou, videyo) pou n ta fè yon travay serye.
Rap 35 la, nou di l deja, li politik. Politik paske li pote yon diskou ki marande filozofi lavi nan mòn yo andan yon mizik ki kale lavil. Se yon leve kanpe andan rap la kòm mizik men tou devan lasosyete. Konsta sa n ap sòti l depi nan premye pwojè Zile yo jouk nou bout nan Memwa Yon Simidò ki kouwone travay sa. Premye manch sa sitiye mizik 35 la. Li pa yon rap vodou ni yon vodou rap men pito li itilize rap pou l fè medyasyon ant filozofi lavi vodou a pote a ak rès lasosyete. Men nan albòm Bouknanm ki sòti mwa Dawout pase a nou konstate yon kanpo. Atis la pa senpman pote filozofi lavi vodou a men li sèvi avè l pou l gade (li kritike epi pwopoze) lasosyete. Li tounen yon kad refleksyon. Se sak fè n ap jwenn anpil mizik ki trete pwoblèm politik ak konjonktirèl epòk n ap viv la. Li pa sèlman selebre fòm lavi ki nan vodou a men li mete l fas pou fas ak Lavi lavil la.
Rap 35 la pa chita nan rele se mwen ki te fè sa an premye oswa sa m fè a nouvo. Dayè se moun ki gen sousi dominasyon ki toujou vle di se pa yo ki nouvo epi se yo ki fè anvan. Men pito, li pote yon filozofi ki jwenn sous li nan eksperyans lavi mawon yo, Bosal yo ak tèt mòn yo pou li chapante yon diskou (pawòl plis aksyon) sou reyèl politik la.
Pou n fini, nou ap poze lide sa : a kondisyon nou konsidere de moman nan pwodiksyon 35 yo; youn sòti nan premye pwojè li yo bout nan Memwa Yon Simidò epi lòt la tanmen apati Bouknanm Blackatittude pou bout jodi a n ap remake gen yon mouvman kanmpo ak pran lyann ki fèt andan zèv yo. Li enpòtan pou n souliye kanmpo ak pran lyann sa se yon mouvman li ye, li pa yon koupe fache nèt. Kidonk 35 Zile rete menm Mc a men gen yon dinamik ki fèt andan travay li yo ki penmèt li rete enskri nan tan ak espas zèv la ap kale a. Anvan n ale m envite n tande ADN. Se yon nouvo pwodiksyon ki siyen 35 Zile. Sou li n ap jwenn vwa Ta-Fa Mi Soleil k ap chante mwen fè pwen an pouy yo, yo pa peye mwen... Mizik sa ap sòti 18 Novanm 2017 la. Se yon ochan pou moun ki goumen men larepiblik pa janm peye yo!
Mawon Ann Di
Bosal Mizik

Mimerose P. Beaubrun


Mimerose P. Beaubrun, Manzè de son nom d’artiste, est née à Ouanaminthe(Nord-est d’Haïti) le 13 novembre 1956. Elle a fait des études Universitaires à Port Au Prince à la Faculté d’Ethnologie et obtient un diplôme en Anthropologie sociale et culturelle.
Femme aux activités multiples, Mimerose est chanteuse principale et CO/fondatrice du groupe musical Boukman Eksperyans. Elle s’est engagée dans la promotion de la Culture haïtienne et du concept Lakou (un système de vie communautaire oû les individus s’entraident et s’attachent à leur héritage culturel). 

Outre sa vocation, elle s’est tournée vers l’écriture au début des années 1998. Elle est Co-auteure de « Livre ouvert sur le développement endogène d’Haïti ». Chercheuse de terrain pratique (indépendante), compétente, Mimerose est en contact avec le milieu haïtien et maintient un lien étroit avec le monde de la musique et du vodou haïtien. Son expérience de travail inclut un travail de recherches et, dans le domaine musical, les différentes tendances de la musique « Rasin » dans l’ensemble du territoire haïtien... En 2002, Elle a reçu officiellement son certificat d’Ambassadrice de bonne volonté pour la paix et le développement, en honneur de son inlassable effort pour promouvoir l’amour, la paix, le respect et l’unité à travers la musique qui transcende toute barrière culturelle.

Le message de Manzè se traduit dans ses propres mots : « Nous sommes un seul esprit et une pluralité de cultures. Notre mission est de motiver chaque être humain à sentir la nécessité et l’urgence de contribuer avec respect et paix à l’édification d’un monde nouveau. ».

SVT-PRODUCTION, SE KISA?


SVT-production, se yon produksyon ki prodwi artistes, nou ede'w yon fason si'w pa gen ase mwayen pou'w sorti mizik oswa vidéo, depi'w fè pati nou konsa lap osi fasi'l pou wou.mizik ou ap gen yon staff promoteur ki la pou'k pataje'l pou wou.nou gen DJ Animateur ki disponible pou woule mizik ou.Nan SVT-production an gen nèg ki travay graphique, wap jwenn Moun ki fè maillot, nenpòt artiste kap viv nan tout 10 depateman peyi a kapab entegre nan production, paske nou la pou'n sèvi peyi'n,pa bliye pou'n ba'w tout sèvis sa yo kanmè'm ou gen yon frè wap peye staff la.konsa nap peye facebook ak YouTube publication nou yo pou Atis la kapab plis vizib.

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Qu'est ce que le Guédé?


Par Norluck Dorange --- Pour ceux qui se livrent à toutes sortes d'élucubrations ou d'inventions sur le rite Guédé, je veux leur offrir ce petit résumé sur la vraie histoire des Guédés, espérant apporter ma modeste contribution à leur quête fiévreuse du savoir Vodoun.
Les Guédés étaient une famille, une Nation, une communauté qui partage en commun: une langue, des coutumes, les mêmes interdits quelques rituels traditionnels. Leur territoire, ce que l'anthropologie désigne sous le nom générique d'aire culturelle, était situé sur le plateau d'Abomey, ancienne capitale du royaume du Dahomey, zone comprise aujourd'hui entre Zogbodomey, Bohicon et Abomey.

Génèse du rite Guédé

L'histoire des Guédés repose sur un mythe fondateur, similaire à d'autres ayant prééxisté à la création d'une majorité de clans en Afrique. Cette communauté à l'époque, était frappée d'une calamité. Une sorte d'épidémie. Les gens en mouraient quotidiennement, par dizaines. Comme toute nouvelle maladie décimant les contrées ou les communautés, aucun remède n'existait encore. Les médecins traditionnels étaient pris au dépourvu. On se rebattait sur les prières et supplications aux divinités. Aucune amélioration, aucune solution à l'horizon. Les croyances ou systêmes spirituels prennent le pas. Ils deviennent naturellement des voies de recours. Comme dans tout systême humain. On suppliait les ancêtres, ceux qui se trouvaient déjà dans l'autre monde, d'indiquer la feuille, la racine, l'écorce, la partie de l'animal, ou la combinaison d'éléments précités pour composer la fameuse potion qui guérira les malades, qui empêchera la maladie de vider le ventre de la communauté. Devant les échecs répétés, il fut décidé, selon les consultations, que le fils aîné du chef de la collectivité accepte de s'offrir en sacrifice afin d'apporter le message personnellement aux ancêtres, au pays des morts, Fètomè. En échange, il fallait excepter la règle stipulant que soient restés inconnus les lieux de sépulture des rois et des princes. Au cas où sa mission sera couronnée de succès, donc si la potion est révélée, son tombeau devait être marqué d'une pierre sur laquelle tous les membres de la communauté viendront faire leur libation de sodabi (clairon local) en demadant la guérison pour les cas de maladie grave. Ce qui arriva. Ce qui fut fait. Ainsi, a été le point de départ de ce rite couplé (mort-vivant/vivant-mort) qui prit le nom du fils aîné Guédé, et qui devint par la suite le nom du clan.

Les Guédévis et la Fondation du Dahomey

Au commencement était le Dahomey ou DAN-HOME. Traduction en fongbe: Dans le Ventre de Dan. Dan, c'était le roi des Guédévi ou fils de Guédé. Celui-ci avait dirigé sa communauté sans problème jusqu'au jour où un des petits fils d'Adjahounto, Ganye Hesou, sortit d'Allada, vint établir son royaume dans la région. Des années de suite, un de ses descendants, le roi Houégbadja (1645-1685) se mit à reclamer de temps en temps, une nouvelle parcelle pour élargir son royaume. Une ènième fois, le roi Dan s'ennerva et lance à son incommodant voisin: finalement vous allez vous établir dans mon ventre. Une vive discussion s'en suivit. Houébadja, répondit: "Je vais vous faire la guerre. Là où vous serez enterré, je planterai le pieu qui indiquera le point à partir duquel mon royaume sera élargi." La guerre éclata effectivement entre les deux. Le roi Dan perit. Houébadja y planta effectivement son poteau sur le tombeau du roi Dan. Puis, entama une série de guerres de conquêtes et de soumissions des royaumes voisins. Cette pratique sera poursuivie par au moins quatre générations de ses fils qui se succèderont au trône d'Abomey, devenue la capitale du DAN-HOME, de plus en plus élargi.

gede-sacrifice-pouletSacrifice d'un poulet a un Vodoun qui tue l'animal sans un couteau, sans verser son sang
Quand le roi Agadja le Dossou se fut rendu victorieux de Savi et de Glexwe (aujurd'hui Ouidah), il devint automatiquement l'interlocuteur des négriers européens qui opéraient déjà des raids au niveau des côtes Africaines pour s'emparer des groupes d'hommes et de femmes devant être emmenées sur les plantations en Amérique. Les négociations entre Agadja le Dossou et des Négriers Français aboutirent à la déportation, particulièrement vers Haiti, d'un fort contingent de Guédés. Ceux-ci étaient considérés comme des dissidents et des insoumis, conservant une rancune personnelle aux détenteurs du pouvoir à Abomey. Les Guédés étaient particulièrement gardés à l'oeil depuis qu'ils furent soumis. Ils étaient particulièrement craints, à cause de leur maîtrise des rites mortuaires. Selon le Hérissé, un ancien administrateur colonial français du Dahomey, Les Guédés developpaient des rapports étroits avec leurs défunts au point où, il leur fut interdit de conserver les crânes dans leurs résidences. Les rois d'Abomey déléguaient un droit de supervision des funérailles au sein des communautés Guédés, afin d'empêcher les Guédés de détacher les crânes des corps des défunts avant les inhumations.

Evolution des Guédés en Haiti

Si le rite Guédé a constitué la face visible du Culte des Morts dans le Vodoun en Haiti, ce fut l'oeuvre des premiers écrivains - des non-Vodouisants- sur le Vodoun, qui avaient concentré leurs observations sur l'évolution de la spiritualité africaine en Haiti dans quelques régions du pays, surtout dans le département de l'Ouest. Les visites dans les cimetières lors des 1er et 2 Novembre, marquent surtout une sorte d'ingestion des célébrations réservées aux défunts par le calendrier des catholiques, la seule religion chrétienne admise dans les territoires colonisés par la France rédactrice du Code Noir. Les chrétiens, envahissant les cimetières pour honorer la mémoire de leurs défunts, les Vodouisants vont s'attrouper autour de la Croix représentant le Baron, le premier homme enterré dans ce panthéon. Quoi donc de plus raisonnable que de trouver dans cet espace Chrétien, une forêt de croix, quelques symboles récréant dans l'imaginaire de ces africains transplantés, les principes foundateurs d'un rite perdu. Le Baron qui n'existe pas dans les cimetières Dahoméens, devient par un jeu d'association, le lieu symbolique du Guédé, enfouit dans la forêt perdue d'Afrique. La croix (symbole Chrétien) du Baron (premier enterré) a remplacé la pierre sous laquelle furent enfouis les restes du fils Aîné (Guédé), celui qui choisit d'apporter personnellement le message aux ancêtres. Ainsi, le Baron en Haiti a permis la perpétuation du geste, la mise en scène rituelle du contact, à partir du lieu de sépulture d'un ancien vivant, avec le monde invisible, Fètomè ou Pays sans Chapeau. Fètomè est le lieu de résidence des défunts où règnent et se côtoient les divinités ou LWAS. Le crédo Africain s'entend, tout ce qui se passe dans le visible se prépare, se planifie d'abord à partir du monde invisible.
Le Baron rempli également une fonction de Legba. Je ne m'aventurerai pas à expliquer des faits/mystères réels réservés aux initiés. Sauf que je parlerai des accoutrements. Imaginer des chrétiens au cimetière de Port-au-Prince, richement vêtus d'habits noir, mauve, ou blanc, qui viennent prendre part à la messe chantée à la petite chapelle plantée au milieu. Ensuite, ils longent les ruelles étroites entre les caveaux pour aller allumer des cierges, déposer des bouquets de fleur, brûler des encens sur la tombe de leurs défunts. Et en parallèle, des Vodouisants, pauvres qui s'attroupent autour de Baron, eux aussi, vêtus de mauve, de blanc ou de noir, leur cièrge allumée, balbutiant des prières aux ancêtres, des plus proches aux plus lointains, exposant leurs peines et difficultés quotidiennes. Ils déposent ensuite, une cigare, une tasse de café, une bouteille de cola, un morceau de pain, du maïs grillé. Deux formes d'expression, l'une, l'apporpriation des moeurs et la culture de l'ancien colonisateur; l'autre plus proche de l'univers cognitif du Vodoun, Pourtant les deux expressions se convergent dans l'essentiel qu'au fond le Guédé, dans ses réjouissances et son discours, va s'exclamer: Gade yon Kaka, Lanmò pa fout konn gran mouche.

La fête de la mort en Haiti et au Dahomey

Mais, au Dahomey, la mort est une fête. A l'opposé des rites ralentis, tristes et lents du christianisme, le Vodoun est célébré dans la joie, les éclats de rire, la danse, la musique rythmée des tambours. Les pratiquants du rite Guédé, en Haiti, font la démonstration qu'existent des esprits qui peuvent incorporer temporairement un vivant, par le test de la prise du piment frotté les zones sensibles du corps: le sexe et des fois, les yeux. Les déhanchements ou gouyades participant de cette gestuologie qui ironise leurs pairs chrétiens , victimes à leurs yeux d'une évangile qui leur présente la mort comme un accident, une peine sanctionnant "l'homme déchu". Alors que la philosophie pratique africaine apprend que tout ce qui vit, doit mourir; humains, végétaux et animaux et que l'homme ne saurait échapper à ce principe qui régit tout être vivant sur la planète Terre, le plateau du Lwa Sakpata. Les accoutrements et déguisements du Guédé, ses brassages avec des ossements humains ont pour but d'injecter une certaine dose d'humanisme aux vivants trapés dans l'individualisme égoïste (bénédiction personnelle), l'orgueil et les vanités. C'est ce qui fait du Guédé, le Vodoun Philosophe, pas parce que ses messages sont trop simplets, recouverts de dehors dits grossiers. "Pa fout gen zo ki pat gen po sou li", ou "Tout homme est le produit d'une gouyade". Justement, la Gouyade du Guédé, ne rappelle-t-elle pas la morphologie du spermatozoïde?
Les célébrations du rite Guédé varient suivant la région et les origines des familles Vodoun en Haiti. Contrairement à Port-au-Prince et ses environs, dans l'Artibonite, les Vodouisants ne pratiquent aucun rituel dans les cimetières devant la croix du Baron. La période du mois de Novembre fournit l'occasion aux divers sanctuaires de cette région, de réaliser la fête des Braves, nom que prend le rituel des morts, et ayant des formes similaires au Guédé. Ces célébrations combinent sacrifices et offrandes en l'honneur des défunts, des ancêtres, des Lwas du panthéon Guédé. Participants et adeptes expriment leur réjouissance à travers des chants et des danses et la consommation des nourritures et boissons sacrées. Certains lakous, comme Soukri Danache, (un sanctuaire Congo) rendent hommage aux Guédés en leur consacrant la dernière journée de leur période de célébration des divinités/Lwas Congo. A Souvenance, un sanctuaire qui a reproduit les rituels de la Cour Royal du Dahomey en Haiti, les Guédés continuent à être reprimés. L'adepte qui est subitement emparé par un Lwa Guédé, est sorti de la scène des réjouissances. Le duel Fongbe/Guédé se prolongeant ainsi jusqu'en Haiti.
Le Guédé Tomè ou Pays Guédé n'existe que dans les souvenirs aujourd'hui au Bénin pour des causes historiques liées à la fondation de cette Nation d'Afrique de l'Ouest. Des descendants de Guédé se sont retranchés dans leurs communautés, réduites à des îlots épars et discrets localisées dans tout le plateau d'Abomey. J'ai pu visiter le Guédézoumen ou La Forêt de Guédé où se trouvent encore l'arbre et la pierre de Guédé. Sans un lieu public, les cérémonies en l'honneur de Guédé se réalisent sans éclats, dans l'intimité des concesssions et enclos réunissant des Guédévis ou descendants des Guédés. En marchant à Abomey et à Bohicon, il n'est pas rare de voir plantées devant des parcelles, des pancartes métalliques portant le nom du propriétaire dont le nom de famille est Guédé ou Guédévi. Deux hotels pour voyageurs et touristes de passage de Bohicon portent le nom de GUEDEVI.



Le mythe fondateur du rite des Guédés, s'il était su, apprécié et respecté, pourrait valablement contrebalancer les arguments des prêcheurs de carrefour, les "Négriers des âmes" des Haitiens qui participent ardemment, naïvement, et sans état d'âme à l'oeuvre de déculturation en Haiti, en répendant un mythe équivalent d'un sacrifié pour le salut de certaine communauté humaine. Il n'y a pas que les judéo-chrétiens à être détenteurs d'un mythe de l'homme salvateur. L'histoire des Guédés en est une. Tout comme l'histoire de la Reine des Baoulés, Abla Pokou, en est une. Les Baoulés sont une des nations composantes de la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui.
Norluck Dorange

L’heure nationale sera reculée de 60 minutes à partir du 5 novembre.


L’heure nationale sera reculée de 60 minutes, à partir 2 : 00 a.m, le dimanche 5 novembre 2017, rappelle le secrétariat général de la présidence dans une note.
Par conséquent, à compter du dimanche 5 novembre 2017, 2 :00 a.m équivaudrait, en réalité, à 1:00 a.m, précise la note.

YON OKAZYON POU N PRAN LANG

Yo defini lang nan tankou yon zouti kominikasyon. Pou pi piti chak nasyon ka pale yon lang. Yon lang zansèt yo kapab kreye, konsa tou yon lang yon lòt nasyon pale deja. Lang nan se yon byen kiltirèl. Nou menm Ayisyen, premye lang nou se Kreyòl. Se sèl grenn lang sa pifò Ayisyen genyen pou yo eksprime panse yo – pou yo kominike. Kidonk se sèl grenn lang nasyonal nou genyen.

Dat 28 oktòb la, se jounen entènasyonal selebrasyon lang (ak kilti) Kreyòl la. Se yon okazyon pou n pran lang Kreyòl la, pou n antre anndan l, nan nannan l, pou n fè yon panse ak li, pou n panse sou li, pou n panse pou li. Se yon okazyon tou pou n panse a enpòtans itilizasyon lang sa nan kominikasyon – se youn nan bagay ki ka fasilite entegrasyon –, enpòtans li nan levasyon ak ansèyman.

Kreyòl la se yon lang ki pa seksis. Nan gramè kreyòl la detèminan yo pa ni maskilen, ni feminen. An, la, lan, nan, yo, yon… kapab feminen oubyen l maskilen. Egzanp : « poul la, kòk la », « yon fanm, yon gason », « famasi a, kaye a ». Pwonon l yo pa gen sèks. « Li » te pran bagay la, « li » sa ka fanm, li ka gason.

Kreyòl la pwone libète. Malerezman, sa rive anpil nan nou prizonye, anchene, nan lang sa. Anndan peyi nou an menm, gen kote si n vle byen pase – si n vle gen valè osnon atansyon yon moun, se plwaye Kreyòl la, byen foure l byen fon nan pòch nou pou moun pa wè l. Pafwa tou yon moun konn ap pale Kreyòl, yo konsidere l tankou pitit kòchon, kòmsi kòchon te konn pale Kreyòl. Ala de tèt zoranj !

Lang Kreyòl la charye sa k gen pou wè ak kilti peyi, ak lafwa n. Li antre jouk nan santiman relijye nou lè n ap fè tranzisyon sijè lè n ap kominike. « Kite kantik, pran priyè, m t al lakay li wi. Ay gade, m fè l banm bagay la ». Rapò lang Kreyòl la ak santiman relijye a konn charye ak kontradiksyon tou : « M pral chache bagay la lakay li. Si l pa ban mwen l, m ap di l betiz nan gou Jezi ».


Lang Kreyòl la bèl anpil anpil. Youn nan sa ki fè bèlte lang sa se sa yo rele « redoubleman » an. Menm mo a, ou repete l de (2) fwa pou w ranfòse sa w ap di a. Egzanp : menm menm, anpil anpil, ditou ditou, lèd lèd, rapid rapid, vit vit... Lòt sa k fè bèlte lang sa se « metafò » yo. Yon gwoup te chante, « se devan pou n ta ye – se pa dèyè pou n ta ye », « moun fou dèyè kay la ». Se yon fason pou n di w Kreyòl la bèl « anpil anpil ».

Gen gwo jefò ki fèt pou Kreyòl la rive vin sa l ye jounen jodi a : yon lang ofisyèl sou papye konstitisyon 1987. Men gen anpil jefò ki rete pou mwen ak ou fè toujou, sitou nan striktire lang sa epi pou lang sa vin yon lang ofisyèl toutbonvre.

_N ap kite w ak ti ègzesis sa : ki diferans ki genyen ant bouda tèt ak tèt bouda ?_


An n kontinye pran lang, lang Kreyòl la.
-Jean Carmy Félixon-

Une autre bougie pour Fantastic Rap

A l'occasion de son cinquième anniversaire, le groupe Fantastic Rap sera sur scène, le 1er novembre 2017 au local du Collège La Muse, route de Pivert, à Saint-Marc,3hres pm pour un concert organisé par Alternative Music Group avec une pléiade d'artistes tels que 35 zile,Socrate, Lord Kaz and Imp , Andy beatz, Star Click, mr Wal, Stade One and lens et de DJs de la ville._


"Fondé le 1er novembre 2012 à l'Ecole Frère Hervé de Saint-Marc, Fantastic est un projet qui veut révolutionner le rap, c'est-à-dire dénoncer les abus, rapper les problèmes sociaux", nous confie Mak Steeve l'un des membres du groupe et Jeune Député de Saint-Marc. Le rappeur se dit fier d'avoir convaincu les autorités locales de l'importance du projet et entend faire passer un rap qui défend la jeunesse et dénonce ceux qui sont contre son émergence.

Fantastic réunit depuis ses premiers pas cinq (5) jeunes garants de leur avenir: Mak Steeve Geffrard et Niterby Charles étudiants en Sciences Juridiques, Rosny Balisage étudiant en Diplomatie, Samuel Julien et James Désir qui ont opté respectivement pour l'Interprétariat et l'Entrepreneuriat. Interrogés sur l'importance de cette date pour le groupe, C-Nity et Nick-B (Niterby Charles et Rosny Balisage) répondent en ces termes:  "Cela prouvera que les jeunes savent se servir de la parole dans le combat pour un meilleur lendemain. Ces cinq années ne sont pas un simple chiffre mais le résultat de beaucoup d'efforts et de sacrifices, de concertation pour accoucher plusieurs projets. Ce 1er novembre symbolisera un autre pas vers un Rap utile à la société..."

Cindy, une fan, quant à elle affirme: "1er novembre 2017, c'est 5 ans de lutte, 5ans de travail pour mettre le rap à un niveau supérieur, 1er novembre veut dire un jour de Victoire, et ce jour est opportun pour Fantastic car ce dernier lachera le virus de la révolution et tout le monde sera contaminé."

Un démo du groupe intitulé "Alternative"  vibre les tympans des amants de ce rythme avec un beau mélange de rap social et d'un peu de love. La plupart des tracks, en effet, analysent et proposent comme cette fameuse "Lettre à la Présidence" sur la situation actuelle du pays et "Alternative" où ils clament haut que la jeunesse est bien l'alternative. Un autre titre cuisant, "A laj nou", parle des conditions des jeunes sans emploi et le manque d'assistance auquel ils font face. "Parfum", de son côté, s'adresse aux amoureux avec une touche sensuelle. Ce démo dit le talent de ces jeunes et le combat qu'ils comptent mener pour faire entendre la voix des sans-voix. Nous leur souhaitons bon vent dans cette aventure.

Cinq ans depuis que ça dure! Quoi de mieux qu'un grand concert pour fêter et remercier les fans ? Fantastic Rap ne saurait laisser passer cette occasion sans exprimer sa  gratitude à tous ceux qui l'ont soutenu, spécialement maestro King Kreyòl pour la production du démo.


Le concert, rendu possible grâce à :"
Magistrat Nicolas Dorvilus
Magistrat Frantz Ulysse
Mairie de saint-marc
Bureau du jeune député Mak Steeve Geffrard
NG Grafik
Sony graffiti
Island fam rec studio
Fim djab la TV show
No lie rec
Reyalite Ayiti foto
Db fotografi
Yes weekend show
Grenn pwomennen TV show
Jean Nardin Ulysse
Hip-hop Pacific pwomo
Ann pataje ansanm
Wandy mix sound,
débutera à 3h de l'après-midi. Le groupe attend le public en grand nombre et promet déjà un moment _fantastic_.

   Witensky LAUVINCE

Roody Roodboy (Biographie)


Roody Petuel vit le jour à Port-au-Prince, le 27 juin 1988. Orphelin de père, brutalement enlevé à son affection au fort des troublants événements politiques de 2004, Roody est l’ainé d’une famille de 3 enfants.
Il a grandi à Cité Militaire, bouillant quartier de l’aire de l’Aéroport international de Port-au-Prince où la vie est vécue sous tous ses aspects : sociaux, politiques, économiques, culturels et artistiques. La jeunesse dont Roodboy est un digne prototype, y est résiliente, combative, ingénieuse.
Il effectua ses études primaires et secondaires dans des établissements qui, pour la plupart, ne disposaient pas de tous les moyens didactiques requis, mais qui ne se distinguent pas moins par l’excellence de leurs résultats aux examens officiels. Citons : les établissements Dominique Savio, le Collège Mixte Roger Anglade, le Lycée Toussaint Louverture.
C’est son oncle, Mario Dauphin, qui l’initia à la guitare en 2005, au lendemain de la tragique disparition de son père bien-aimé. Cet instrument aux mille facettes devint tout de suite son cheval de bataille et une source de consolation, face à la détresse du départ inattendu du père.
En 2008, Roody figura parmi les 10 finalistes du concours de musique « Digicel Stars ». On le retrouve comme 3ème finaliste du même concours deux ans après, ayant donc effectué le « parcours du combattant » pour remonter la pente en si peu de temps. A partir de cette prouesse, a débuté une carrière qui promet d’être longue et fructueuse.
De concert avec Steve et Herby Azor,Roody Roodboy a lancé « Mizik Malè m » chez « Brothers dread production ». Et, pour viser les plus hautes cimes, roodboy  vient de sortir « Pa Dekouraje », sa première musique en solo soumise à l’appréciation et à la electation du grand public